lundi, avril 25, 2005

Les temps changent {chapter #3}

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Une ruelle près de Shinko - NeoTokyo - 01 Mars 2049
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Hiro se tenait adossé contre des cageots empilés et Neko était agenouillé derrière une poubelle. La ruelle était étroite et sombre, nous offrant une protection quasi parfaite. Mais ces deux-là restaient en permanence sur leur garde, par habitude... Nous étions parti vers 19 heures. Il faisait nuit depuis un moment déjà et les nuages dans le ciel cachaient les étoiles et la lune, rendant notre progression bien plus facile. Il fallait atteindre la station relais rapidement...

Nous avançions dans l'ombre, à pas de loup, scrutant les moindres recoins d'ombre, au cas où des membres de la milice s'y cacheraient, n'attendant qu'une seule erreur de notre part pour nous tomber dessus. Il faut dire qu'un couvre feu avait été décrété depuis quelques années Après 20 heures, toute personne circulant à pied dans la rue était arrêtée et enfermée pour une durée indéterminée. Mais les membres de la milice faisaient souvent du zèle et s'amusaient à arrêter le premier venu dès la tombée de la nuit. Ces salopard de miliciens... Ils n'avaient aucun remord, aucune once de pitié. A croire qu'ils n'étaient même plus humains.
Nous n'étions pas les seuls dans la rue. Un autre groupe de jeunes passa juste devant nous sans nous remarquer. Une bande d'adolescants en manque de sensations fortes qui n'avaient qu'une seule envie: provoquer les forces de l'ordre et la milice pour prouver leur force et leur courage. Cette pratique s'était répendue rapidement parmis les jeunes mais s'avérait extrêmement dangereuse. Ceux qui étaient pris, et cela arrivait souvent, ne revoyaient que rarement la lumière du jour. Beaucoup ont disparu. D'autres ont finit par rejoindre les rangs de la milice. Quand je dis qu'ils ne revoyaient jamais la lumière du jour, c'était tout à fait sérieux... Les membres de la milices portent un casque noir, avec une visière noire. Ils ne le retirent jamais! D'après certaines sources, les membres n'auraient même plus d'yeux! A ce qu'il parait, on les leur retirerait pour les remplacer par des sortes d'implants robotiques... Mais ces informations apparaîssent plutôt comme des rumeurs, des légendes partagées par une grande partie de la population et alimentant la haine et la peur face à cette milice...

Nous arrivions à l'entrée d'un tunnel. Celui-ci menait au réseau des égouts de la ville. Un vrai labyrinthe mortel. Des boyaux immenses sur des kilomètres de long avec des dénivelés de plusieurs mètres de différence. Des broyeurs à ordure et des robots nettoyeurs. Ce lieu était le pire pour un humain normal. Beaucoup de personnes passaient par ces canaux pour traverser la ville sans être repéré mais peu d'entre eux en sortaient vivant. Même en connaissant bien certains passages, on risquait facilement de se perdre et de se tuer.

Hiro et Neko ont vécu dans ces tunnels pendant plusieurs années. Ces deux jeunes faisaient partie des rares personnes à pouvoir y survivre sans trop de problème et c'est pour cette raison que le Boss me les avait confié. Je devais veiller sur eux et les protéger coûte que coûte.
Hiro était passé devant pour indiquer le chemin. Je le suivais de près et Neko fermait la marche. Nous avançions à travers les tunnels, tournant à gauche, à droite, descendant des échelles, montant d'autres. J'eu l'impression que ce petit voyage durait une éternité. Mais Hiro savait parfaitement ce qu'il faisait.
A un croisement, Hiro s'arrêta net. Je regardai par dessus son épaule et remarquai un énorme broyeur se diriger vers nous...!!

Hiro: On ne vas pas pouvoir passer par là! Il faut vite faire demi-tour et trouver un lieu pour s'habriter si nous ne voulons pas finir écrasés parmis les ordures!
Kenji: J'ai cru voir un renfoncement un peu en avant. Nous devrions pouvoir s'y cacher.
Hiro: Non, ça ne marchera pas, il va nous repérer, il faut partir d'ici et changer d'artère!
Kenji: Pourtant je suis sûr qu'on peut se cacher là-bas.
Neko: Décidez-vous! On n'a pas le temps de discuter ici! Le broyeur se rapproche!!

Je regardai à nouveau dans la direction du broyeur. Ses machoires écrasaient tout ce qui se trouvait sur son passage. Une machine à laver, un vélo, des boites en carton, des tonnes de déchets amassés, rien ne lui résistait! Il n'était plus qu'à quelques mètres de nous et ses lasers se rapprochaient dangereusement. Neko partit la première, Hiro et moi la suivions sans attendre plus longtemps. Nous courions comme des fous en revenant sur nos pas. J'avais peur, je suivais Neko sans savoir où nous allions attérir. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions face à une énorme grille bloquant le passage. Neko et Hiro étaient essouflés. Je les interrogeai...

Kenji: Bon, et maintenant, où est ce qu'on va?!
Neko: ...
Hiro: Deux minutes, laisses-nous le temps de récupérer...
Kenji: Je ne voudrais pas vous affoler mais le broyeur n'est pas très loin et avec le bordel qu'on a fait, les robots nettoyeurs risquent de bientôt se pointer. Et il y a cette grille qui bloq...!!
Hiro: Oui oui!! ... On sait tout ça, t'en fais pas Kobayashi.
Neko: Tu penses être perdu; si on est venu ici, c'est qu'il y a une raison. On a pas courru au hasard ^^
Kenji: Ah bon... Bon eh bien on ne devrait pas s'arrêter plus longtemps. Ou est ce qu'il est votre passage secret?
Hiro & Neko: Juste ici!

Ils désignaient du doigt le plafond. Je levai la tête et remarquai un trou avec une échelle. Elle devait sûrement mener à un autre boyau supérieur ou bien directement à la surface.
Hiro sautait et attrapait les bareaux de l'échelle, il montait sans problème les quelques échelons et disparaissait dans l'ombre... Puis ce fût au tour de Neko et le mien. Je grimpais difficilement car le passage était étroit et on ne peut pas dire que j'avais la ligne d'un félin... Heureusement, Hiro m'attendait à la sortie. Il me tendit la main et m'aida à m'extirper de ce trou.
Je regardai autour de moi. Nous étions dehors, il faisait de plus en plus noir. Nous nous trouvions dans un terrain vague parcemé de touffes d'herbe et de boue, un vrai marécage. Au loin, le tilt caractéristique des installations éléctriques à haute tension se faisait entendre.
Nous étions juste à côté de la station relais. Neko avait disparu... Hiro m'expliqua qu'elle était partie en éclaireur. Après quelques minutes elle revint et nous posa la situation...

Neko: Très bien, comme prévu, la sécurité est élevée. Il y a plusieurs gardes armés et 2 projecteurs qui entourent la station. Il va faloir être discret et passer par derrière. Hiro, tu contournes par la gauche et tu déconnectes le système de sécurité. Après ça, on aura que 5 minutes pour entrer, faire le transfert de canal et repartir.
Hiro: Ca marche pour moi.
Kenji: ... Vous êtes sûr de votre coup? Qu'est ce qu'on fait si les gardes réactivent le système plus tôt que prévu?
Neko: Ne t'en fais pas pour ça. Hiro est un expert en systèmes informatiques. Ils vont mettre un moment avant de trouver la solution au problème.
Kenji: Et pour les employés, qu'est ce qu'on fait?
Hiro: J'ai pris ceci avec moi. Ce sont des grenades somnifère. Tu les jettes dans une pièce et 10 secondes plus tard, tout le monde dort ^^.
Kenji: Très bien... Les amis, on a pas intérêt à rater notre coup, sinon c'est le lavage de cerveau assuré...!!

Chacun savait ce qu'il avait à faire. L'opération allait commencer....

lundi, avril 18, 2005

Les temps changent {chapter #2}

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zone industrielle Shinko - Neo Tokyo - 31 Février 2049
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J'avais trouvé un vélo abandonné dans une ruelle à deux pas de l'hôtel Sunrise. Une voiture avec une fenêtre brisée aurait été suspecte et les taxis sont constatement contrôlés. Pour finir, la zone industrielle où se trouvait le repère n'était plus desservie par le métro. Ce vélo restait l'unique moyen de s'y rendre rapidement, sans trop se faire remarquer. Les ruelles étroites me facilitèrent grandement la tâche et je pu arriver à destination sans problèmes.
La zone industrielle de Shinko était désafectée depuis bientôt 10 ans. Les entreprises qui s'étaient installées ici ont été fermées car déclarées contre-productives. Mais officieusement, c'était une sombre histoire de pot de vin au gouvernement. Plusieurs patrons avaient refusé d'augmenter la part de leur revenus qui devait aller au Shogun. Un matin, ces même patrons ne sont pas venus travailler. On les retrouva quelques jours plus tard dans des sacs plastiques. Ca ne devait pas être beau à voir... Ensuite, comme il n'y avait plus de président à la tête de ces entreprises, les remplaçants se bousculèrent aux portes mais ils n'arrivaient pas à se décider et au bout de quelques jours, un décret shogunal fit fermer leurs portes, invoquant cette contre-productivité...
Cependant, personne n'ordonna la destruction des bâtiments et le terrain fut abandonné. Maintenant il sert de terrain de jeu aux bandes organisées qui s'entretuent sans raisons. La meute des loups y a élu une planque secondaire. C'est le lieu idéal puisque les forces de l'ordre n'osent que rarement pénétrer dans ces lieux délabrés et dangereux au possible...

J'avançais avec prudence, regardant partout autour de moi. Les personnes vivant ici faisaient partie de ce qu'on appelle courament les "repliés". Mais c'était un bien bel euphémisme. En réalité, ces gens étaient tous des citadins qui avait été virés de leur boulot, chassés de chez eux, déclarés coupable d'un quelconque délit etc... Contrairement à ce qu'on racontait, ils ne s'étaient pas repliés volontairement; ils avaient été bannis...
Devant moi se trouvait une jeune femme et son enfant. J'imaginais difficilement comment ils avaient pu survivre jusque là. La mère faisait cuir une bestiole sur une pique tandis que l'enfant jouait avec un pneu vidé et une bouteille en verre. Sur leur visage apparaissait ce même sentiment de désespoir. Ils n'avaient sûrement plus aucune raison de se battre et vivaient au jour le jour en attendant que la mort vienne les prendre.
Je continuais ma route. Au loin, je pouvais apercevoir un grand bâtiment. C'était le seul du coin qui semblait encore en bon état. Une grande double porte était ouverte, un panneau suspendu entre les deux batants. Sur celui-ci était tagué les lettres "R.T.D". J'avais appris qu'il s'agissait des initiales du gang le plus dangereux de Neo Tokyo, Road To Death. Ils avaient une sacrée réputation de psychopates. On disait d'eux qu'ils prenaient un malin plaisir à torturer leurs victimes. L'armée avait tenté de les éradiquer il y a quelques années mais sans succès. Personne ne sait pourquoi mais ils semblent extrêment bien armés et organisés. Et pourtant, ils n'ont jamais essayé de se révolter contre le Shogun. Ils préfèrent rester ici et contrôler leur territoire.
Je contournais la bâtisse et partais vers l'Ouest.

Quelques minutes plus tard j'arrivais devant la planque.. Même code, même signification. Une paire d'yeux apparut par une fente dans la porte puis disparut aussi vite. J'entendis les verrous grincer et la porte s'ouvrit. Un homme avec un bonet sur la tête me fit signe de le suivre et descendit des escaliers sans dire un mot. Celui-ci s'enfonçait profond dans le sous-sol. On aurait dit une descente aux Enfers. Malheureusement je n'avais tord...
Arrivé dans un couloir assez large, je distinguais dans l'obscurité plusieurs visages. Des gens étaient là, assis sur le sol, à attendre sans rien dire. Ils ne souriaient pas, avaient le regard vide. Ce devaient être des réfugiés, un peu comme moi... La plupart n'avaient que les os sur la peau. Ils étaient à peine habillés car il faisait une chaleur incroyable ici bàs!
L'homme au bonet s'arrêta devant une porte en acier et me fit signe d'entrer. La pièce qui se présentait à moi était à peine plus éclairée que le couloir précédant. Dans un coin se trouvait une table sur laquelle reposait du matériel informatique. Je m'assis sur la chaîse et l'homme au bonet me tendit un micro...

*ppssshhhh....psshhh...biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip*
???: Kobayashi, c'est vous?
Kenji: Oui boss, je suis là.
Boss: Bien, comme tu le sais déjà, j'ai une mission importante à te confier.
Kenji: Je vous écoute.
Boss: Je vais être franc avec toi, cette mission est dangereuse. Tu va devoir prendre dre gros risques.
Kenji: De toute façon, je n'ai pas grand chose à perdre.
Boss: Très bien. Il y a un relais hertzien à quelques kilomètres d'ici. Je veux que tu y ailles avec 2 hommes et que tu pirates le centre de commande afin de permettre la diffusion de mon discours au peuple japonais.
Kenji: Ah oui, rien que ça... Tu aurais dû me dire que c'était carrément suicidaire!
Boss: Je croyais que tu n'avais plus rien à perdre?
Kenji: ...
Boss: Tu partiras demain soir avec Hiro et Neko. Je leur ait fait parvenir le plan du relais ainsi que les horaires de tour des gardes.
Kenji: hein?! Mais comment... Non, après tout je ne veux pas savoir. C'est entendu. Demain soir, avec Hiro et Neko...
Boss: Je compte sur toi. Terminé...

*ppssshhhhhh..biip biip biip...*

L'écran était à nouveau gris. Le Boss ne montrait jamais son visage, même aux membres de la meute. Je crois que personne n'avait jamais vu son visage en réalité. PEut être n'en avait-il même pas... Peut être qu'il y avait plusieurs personnes qui dirigeaient l'organisation.. Mais tout cela n'avait que peu d'importance. En tout cas ça n'en avait guère pour moi. La seule chose qui m'importait, c'était changer le passé. Si je réussissais, cette meute disparaitrait, elle n'aurait jamais existé et le Boss non plus...

Il fallait que je me repose car demain soir allait être éprouvant. Peut-être était-ce ma dernière nuit dans ce monde... Ma vie ne tenait à rien.




vendredi, avril 15, 2005

Les temps changent {Chapter #1}

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Centre commercial - Neo Tokyo - 31 Février 2049
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Désespoir... C'est le mot qui me revient le plus souvent en tête. C'est ce qui qualifie le mieux les lieux où je vais, les gens que je croise, les situations dont je suis le spectateur impassible.
Que peut-on faire quand on aperçoit une faction des services spéciaux s'abattre sur un homme, le matraquer de coup, jusqu'à ce qu'il perde connaissance, voir même jusqu'à ce qu'il perde la vie... On ne peut que regarder, sans rien dire, sans bouger ou bien fuir pour ne pas être pris à son tour. Les officiers des services spéciaux ne font pas la différence. Ils cognent sur tout ce qui se trouve dans le coin. Si vous n'êtes pas dans l'illégalité, vous le devenez pour avoir assisté au massacre sans avoir bougé le petit doigt pour aider la personne en question. Vous êtes immédiatement déclaré coupable de non assistance à personne en danger...
Mieux vaut donc passer son chemin et ne pas croiser leur regard.
Les hommes ne sont pas fait pour vivre dans ce monde. Je suis persuadé qu'ils finiront par se rebeller, même s'ils savent parfaitement qu'ils n'auront aucune chance. Ils préfèreront sans doute mourir plutôt que de continuer de subir cette existance morne, triste, dénuée de sens...

Aujourd'hui il pleut, comme tous les jours d'ailleurs. L'hiver est bien différent de ce que je connaissais avant. Il pleut nuit et jour sans arrêt, pendant 4 mois. Les égoûts débordent et les rues sont infestées de rats. Les galeries dans lesquelles je me prommène sont presque vides. Peu de gens viennent ici pour faire leurs achats. L'amée est partout, à chaque coin, à chaque entrée de magasin. Les quelques commerçants qui sont resté ici ne font pas fortune. De toute façon, personne ne peut faire fortune... Le gouvernement a imposé des taxes énormes! Dès que l'on accumule un certain niveau de richesse, des personnes passent et récupèrent tout pour le compte du Shogun.

En parlant du Shogun, il faut savoir que ce système politique à perduré. Il n'y a pas eu de restauration Meiji, pas de retour de l'empereur, pas de démocratie. Les shogun se sont succédés sans interruption jusqu'à aujourd'hui. L'actuel dirigeant impose sa dictature militaire et personne ne peut le contrer. D'autres modifications ont eu lieu. Les Etats-unis ont éclaté et l'Europe n'a pas duré très longtemps, même après avoir ratifié la constitution en 2005. Les avis divergeaient trop et la pression de l'empire japonais a fait cédé les liens qui unifiaient les pays membres.
Mis a part quelques pays d'Amérique du Sud et quelques autres d'Afrique du Sud, il n'existe plus aucune alliance de nations. Seule l'empire japonais reste stable...

Après avoir traversé le centre commercial, j'arrivais à la station de métro et montais dans le premier train qui passait. Plusieurs voyageurs étaient assis, le visage sans expression, complètement vide. Une bande de loubards qui buvaient de l'alcool au fond du wagon insultaient un vieux monsieur juste à côté, lui criant que les anciennes générations n'auraient jamais du laisser cela se produire. D'un côté, ils n'avaient pas tord. Mais si la situation ne leur plaisait pas, c'était à eux dorénavant de tout faire pour qu'elle change! Ils auraient pû s'engager dans la meute des loup ou dans une autre organisation rebelle mais ils étaient sûrement trop laches pour combattre...

Le train fonçait à toute vitesse dans les boyaux du métro, ne s'arrêtant qu'à une station sur deux, parfois moins. Beaucoup d'entre elles avaient été laissées à l'abandon. Heureusement pour moi, celle où je descendais était encore animée. Alors que je prenais la direction d'un baraquement, un lieu qui faisait office de bar, mon téléphone portable vibra. Je le sorti discrètement de ma poche et jetai un coup d'oeil au message que je venais de recevoir.
C'était Shinji qui me donnait rendez-vous dans une planque...
Shinji est un brave garçon de 16 ans à peine. Il s'est engagé dans la meute des loups peu de temps après moi. Il est un peu perturbé et maladroit mais c'est un bon gars. J'espère seulement que sa bêtise ne le fera pas tuer...

Je changeai de trajet et parti vers l'hôtel Sunshine, un vieil immeuble délabré qui habritait dans son sous-sol une planque de la meute des loups. Arrivé à destination, je rentrai dans le bâtiment et prenait l'escalier. Il fallait appuyer sur un bouton caché dans le mur et donner un mot de passe dans un interphone pour pouvoir pénétrer dans la planque. Je m'executai et retrouvai Shinji assis à une table, regardant la télévision, qui diffusait toujours le même programme à longueur de journée. Il n'y avait qu'une seule chaîne, celle du gouvernement, qui pronaît la gloire du Shogun et criait à qui voulait l'entendre que le malheur des gens était dû aux rebelles...

Shinji: Hey Kobayashi, je suis là!
Kenji: Je t'ai vu, ne cris pas comme ça! Tu veux qu'on nous entende?!
Shinji: Oh.. désolé Kenji, je n'y avais pas pensé...
Kenji: ...(soupir) Ta bêtise te perdra mon garçon.
Shinji: ahahah.. hum.. pff..
Kenji: Pourquoi m'as-tu fais venir ici?
Shinji: Le chef nous a donné une nouvelle mission! Elle est très importante, c'est c'qu'il à dit.
Kenji: importante... mmh.. Tu as des détails?
Shinji: Pour sûr M'sieur! J'ai pas bien tout compris mais c'est question de relais de communication, de télé pirotée .. euuh. Enfin faudrait que t'ailles voir le chef en fait ^^.
Kenji: Ce ne serait pas plutôt piratée au lieu de pirotée?
Shinji: Ahah. ahaha... Euh oui t'as raison, ça doit sûrement être ça. Qu'est c'que j'suis bête! ahaha..
Kenji: ... (soupir) Merci Shinji, je vais aller voir le chef. Surtout ne fait pas de bêtises et ne sort pas dehors. Tel que je te connais, tu risquerais de te faire prendre ou pire encore, de nous faire repérer. A plus tard...

Tandis que je me levai et me dirigeai vers la sortie, Shinji restait assis à sa table, me regardant avec un sourir bête. Je ne sais pour quelles raisons il avait une sorte de facination pour moi mais cela m'inquiétais plus qu'autre chose... J'espérais qu'il ne me causerais pas d'ennuis.
Le seul moyen de joindre le chef était de lui parler par vidéoconférence, dans une salle de transmission cachée quelque part dans un entrepot de la zone industrielle pas loin de l'hôtel. Il fallait que je trouve un moyen de transport sûr pour m'y rendre...

dimanche, avril 10, 2005

Les temps changent [ intro ]

Comme tout Japonais qui se respecte, je me suis toujours intéressé à l'histoire de mon pays.
L'origine divine de l'empereur, les grands seigneurs de la guerre, les Shogun... Bien que le pays ait toujours été dirigé par de grands hommes, le Japon ne s'est toujours limité qu'à un archipel de l'océan Pacifique!
Mais... Que se serait-il passé si l'histoire avait été différente? Que se serait-il passé si par exemple, à la fin du 16ème siècle, Toyotomi Hideyoshi n'avait pas échoué dans sa conquête de la Corée. Imaginez qu'il ait réussi son entreprise et qu'il ait même étendu son empire jusqu'à une partie de la Chine et jusqu'en Australie... Que ce serait-il passé par la suite? Le Japon se serait développé et serait devenu la plus grande puissance mondiale. Les deux grandes guerres ne se seraient pas terminées comme nous le savons... Sa puissance serait devenue telle que même les Etats-unis n'auraient rien pu faire. Je suis certain que vous ne voudriez pas vivre cela.

Eh bien... C'est arrivé.
Je me suis réveillé un matin. Mon appartement avait changé d'apparence. Les rues avaient changé. Des barricades et des barbelés les recouvraient. L'armée contrôlait les villes. Tout avait changé. Après quelques temps j'ai appris par la radio que l'empire japonais avait sombré dans l'anarchie pendant une période avant qu'un descendant du clan Toyotomi ne reprenne le pouvoir par la force et impose une dictature... Je vivais un cauchemar. J'ai survécu dans ce monde pendant 1 an et demi avant de comprendre ce qui s'était passé. En 2048 la technologie permettant de voyager dans le temps avait été découverte et maitrisée. Un homme avait réussi à retourner dans le passé et changer l'histoire.
Mon passé n'existait plus. Ma vie avait été effacée en une seule seconde. Je m'étais retrouvé dans un présent qui m'était totalement inconnu.

Aujourd'hui je vis au jour le jour. Je me suis un peu habitué à ce nouveau mode de vie. Je n'ai pas de papier, pas d'identité. Je suis un clandestin et les services spéciaux me traquent. Je dois fuir sans cesse, me cachant où je peux. Les réseaux de réfugiés sont bien développés, c'est le seul moyen que j'ai de leur échapper. Mais ce petit jeu de cache cache ne vas pas durer très longtemps. Ils vont finir par me trouver. Je dois absolument remettre de l'ordre dans le temps.
Je dois retrouver celui qui est remonté dans le passé et je dois l'empêcher de commettre cette erreur.

Nous sommes en 2049, je fais partie d'une milice qui lutte pour la liberté du peuple japonais, la meute des loups, je m'appelle Kenji Kobayashi...